Oui, tu peux faire tourner Windows sur ton Mac. Mais la réponse a complètement changé depuis l’ère des puces Apple Silicon : fini Boot Camp et le double démarrage, place à la virtualisation. Et contre toute attente, c’est devenu plus simple qu’avant. Voilà ce qui marche en 2026, ce que ça coûte, et pour quel usage.
📌 En bref : sur un Mac Apple Silicon (M1 à M5), Windows s’installe dans une machine virtuelle : Parallels Desktop (le plus simple, ~100 €/an), VMware Fusion (gratuit pour usage perso) ou UTM (gratuit, open source). On y installe Windows 11 ARM, officiellement supporté par Microsoft en virtualisation. Sur un vieux Mac Intel, Boot Camp reste disponible gratuitement.
La situation en clair : Apple Silicon a tout changé
Avant 2020, les Mac avaient des processeurs Intel, comme les PC : Boot Camp installait Windows en natif, et le Mac devenait un vrai PC au démarrage. Les puces Apple Silicon ont une architecture ARM différente : Boot Camp a disparu, et le Windows x86 classique ne peut plus s’installer en direct.
La solution moderne, c’est la machine virtuelle : Windows tourne dans une fenêtre (ou en plein écran), en parallèle de macOS, sans redémarrage. Et la version utilisée est Windows 11 ARM, que Microsoft supporte officiellement dans ce cadre depuis 2023. Cerise sur le gâteau : Windows 11 ARM émule remarquablement bien les applications x86 classiques, donc l’immense majorité des logiciels Windows fonctionnent.
Les performances surprennent tout le monde : sur un M2 ou plus récent, Windows virtualisé est plus réactif que sur la plupart des PC portables de bureau. Pour la bureautique, les logiciels métier et le développement, c’est transparent. La vraie limite : les gros jeux, dont les couches d’émulation et l’absence de support anti-triche compliquent la vie.
L’installation avec Parallels, pas à pas
Le parcours type, avec Parallels comme exemple (le plus répandu) : télécharge Parallels Desktop depuis le site officiel, lance-le, et choisis « Installer Windows ». Le logiciel télécharge lui-même Windows 11 ARM depuis les serveurs de Microsoft, crée la machine virtuelle et configure tout. Vingt à trente minutes plus tard, Windows démarre dans une fenêtre.
Reste la licence : Windows s’installe et fonctionne sans activation (avec quelques limitations cosmétiques), mais pour être en règle, une clé Windows 11 s’achète chez Microsoft ou en réseau de distribution classique. Parallels propose l’achat directement dans l’app.
Prévois de la place : compte 60 à 100 Go pour une machine Windows confortable, et 16 Go de RAM sur le Mac pour que les deux systèmes respirent. Sur un Mac 8 Go, ça fonctionne, mais en fermant le reste.
💡 Le saviez-vous ? VMware Fusion, longtemps vendu une centaine d’euros, est devenu entièrement gratuit pour l’usage personnel en 2024, après le rachat de VMware par Broadcom. Un cadeau inattendu qui en fait l’option la plus sérieuse du marché à coût zéro, annoncé sur le blog officiel de VMware.
Les solutions comparées
Le marché s’est stabilisé autour de quatre options. Voilà le match.
| Solution | Prix | Simplicité | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Parallels Desktop | ~100 €/an | Excellente | Usage quotidien, pros |
| VMware Fusion | Gratuit (perso) | Bonne | Le meilleur rapport qualité/prix |
| UTM | Gratuit | Moyenne | Bidouilleurs, open source |
| Boot Camp (Intel) | Gratuit | Bonne | Vieux Mac Intel uniquement |
💬 Mon vécu : ex-Windowsien passé sur Mac en 2019, j’ai gardé une VM Windows pour exactement deux logiciels : celui des impôts des premières années et un vieil outil de comptabilité. Elle s’ouvre quatre fois par an, et c’est très bien comme ça.
⚠️ Piège classique : acheter Parallels pour jouer à un jeu compétitif précis (Valorant, Fortnite…). Les systèmes anti-triche bloquent les machines virtuelles, point. Vérifie ton jeu avant de sortir la carte bleue.
🎯 Setup conseillé : VMware Fusion gratuit pour tester ton besoin réel, upgrade vers Parallels si l’usage devient quotidien. Et 100 Go de libre avant de commencer.
Pour aller plus loin
Si tu viens de Windows, tu chercheras aussi tes repères : commence par l’installation et la désinstallation d’apps sur Mac, la question des apps téléchargées hors App Store, et notre réponse à la grande question existentielle : où est Paint sur Mac ?
Peut-on installer Windows sur un Mac Apple Silicon (M1-M5) ?
Oui, en machine virtuelle : Parallels Desktop, VMware Fusion (gratuit en usage perso) ou UTM font tourner Windows 11 ARM, officiellement supporté par Microsoft dans ce cadre. Boot Camp, lui, n’existe plus sur Apple Silicon.
Les logiciels Windows classiques fonctionnent-ils en virtualisation ?
Dans leur immense majorité, oui : Windows 11 ARM émule très efficacement les applications x86. Bureautique, logiciels métier et développement tournent sans problème. Les exceptions notables : les jeux à anti-triche et certains pilotes matériels.
Combien coûte Windows sur Mac ?
La virtualisation peut être gratuite (VMware Fusion en usage personnel, UTM) ou par abonnement (Parallels, environ 100 €/an). S’ajoute la licence Windows 11, que le système réclame pour une activation en règle. Compte aussi 60 à 100 Go d’espace disque.
Peut-on jouer à des jeux Windows sur Mac ?
Partiellement : beaucoup de jeux solo tournent en VM ou via CrossOver, mais les jeux compétitifs à anti-triche (Valorant, Fortnite) bloquent les machines virtuelles. Pour ces titres, le cloud gaming ou un PC dédié restent les seules vraies options.
📝 À propos de ce guide
Rédigé par l’équipe DébuterSurMac. VM Windows entretenue depuis la migration Windows → Mac de 2019, testée sur MacBook Pro M1 puis M2. Mis à jour le 12 juin 2026. Sources : page officielle Microsoft sur Windows 11 et Mac et page Apple sur Boot Camp. Une question ? Le commentaire est ouvert.




